Ce que nous croyons
Sept thèses, écrites un jour de grand vent sur le comptoir. Elles tiennent toujours.
- 01
Un jeu, ça se joue.
Nous vendons des objets faits pour être allumés, pas des placements financiers sous verre. Si vous l’encadrez, c’est votre droit, mais on vous jugera gentiment.
- 02
Tout passe par la machine.
Rien n’entre en rayon sans avoir tourné sur sa console d’origine. Écran-titre, sauvegarde, manette : on vérifie, puis on vérifie encore.
- 03
Une rayure s’appelle une rayure.
Notre barème va de A à D et il est public. Pas de « bel état pour son âge » : des faits, des photos, et un grade que nous assumons.
- 04
Le prix s’écrit à la main.
Chaque étiquette est fixée par quelqu’un qui a tenu la pièce. Pas de tarif qui grimpe parce qu’une vidéo a fait le tour d’Internet la veille.
- 05
La nostalgie n’est pas une excuse.
Certains jeux ont mal vieilli, et on vous le dira. Un bon conseil vaut mieux qu’une vente de plus et un colis qui revient.
- 06
Un colis se prépare comme un cadeau.
Calage, carton neuf, mot écrit au stylo. Une boîte de trente ans a déjà assez voyagé pour ne pas finir écrasée entre deux centres de tri.
- 07
On répond en vrai.
Une adresse, un téléphone, des humains. Si quelque chose cloche, vous parlez à la personne qui a testé votre jeu, pas à un formulaire.
Fait au comptoir, pour valoir ce que de droit.



Et le vent, dans tout ça ?
Le salon d’arcade d’origine se tenait là où le boulevard finit dans l’eau, face au large. Quand ça soufflait, les tickets s’envolaient et il fallait courir après. Play Mistral en a gardé le nom, l’humeur et une tendresse durable pour les machines à pinces malhonnêtes.