Manifeste · rédigé à Fouras, 2015

Ce que nous croyons

Sept thèses, écrites un jour de grand vent sur le comptoir. Elles tiennent toujours.

  1. 01

    Un jeu, ça se joue.

    Nous vendons des objets faits pour être allumés, pas des placements financiers sous verre. Si vous l’encadrez, c’est votre droit, mais on vous jugera gentiment.

  2. 02

    Tout passe par la machine.

    Rien n’entre en rayon sans avoir tourné sur sa console d’origine. Écran-titre, sauvegarde, manette : on vérifie, puis on vérifie encore.

  3. 03

    Une rayure s’appelle une rayure.

    Notre barème va de A à D et il est public. Pas de « bel état pour son âge » : des faits, des photos, et un grade que nous assumons.

  4. 04

    Le prix s’écrit à la main.

    Chaque étiquette est fixée par quelqu’un qui a tenu la pièce. Pas de tarif qui grimpe parce qu’une vidéo a fait le tour d’Internet la veille.

  5. 05

    La nostalgie n’est pas une excuse.

    Certains jeux ont mal vieilli, et on vous le dira. Un bon conseil vaut mieux qu’une vente de plus et un colis qui revient.

  6. 06

    Un colis se prépare comme un cadeau.

    Calage, carton neuf, mot écrit au stylo. Une boîte de trente ans a déjà assez voyagé pour ne pas finir écrasée entre deux centres de tri.

  7. 07

    On répond en vrai.

    Une adresse, un téléphone, des humains. Si quelque chose cloche, vous parlez à la personne qui a testé votre jeu, pas à un formulaire.

Fait au comptoir, pour valoir ce que de droit.

Cartouches de jeu rangées dans une caisse en bois, la plage et la mer en arrière-plan
Play Mistral

Et le vent, dans tout ça ?

Le salon d’arcade d’origine se tenait là où le boulevard finit dans l’eau, face au large. Quand ça soufflait, les tickets s’envolaient et il fallait courir après. Play Mistral en a gardé le nom, l’humeur et une tendresse durable pour les machines à pinces malhonnêtes.